jeudi 9 mai 2013

Chap. 5 -L'emergence de l'Aneantisseur



Chapitre 5
 



Après avoir fait une toilette rapide et ranger leur sacs, ils rejoignirent leur guide brusque, et, avec tout juste un peu de sarcasme, était en route pour la salle à manger.
Peu de temps après, ils arrivèrent aux magnifiques portes de bois sculpté qui menaient a la salle a manger. Jarvus attrapa l’énorme poignée dorée et ouvrit la porte en tirant avec effort. Passant le pas, il annonça leur arrivée d’une voix impérieuse : « Votre Altesse, vos tant attendus invités sont arrivés. » et, avec un soupir, il ajouta « Enfin ! »
« Merci Jarvus, marmonna Brodan de la tête d’une table massive, qui dominait toute la longueur de la pièce. « Sois un bon gars, et va voir où en est le diner, veux-tu ? Je suis affamé ! »
Jarvus répondit avec un autre soupir exagéré « votre désir, le plus insignifiant me commande. »
Il quitta la pièce d’un pas flâneur, la tête haute, fermant les portes ornées de bois derrière lui. Elles se fermèrent avec un boum résonant, qui fit écho sur les murs de pierre de la salle.
La grande table était dressée de lin blanc. Sur cette dernière étaient places,  équitablement espacés, trois grands candélabres délicatement décorés, toutes chandelles flambant, malgré les rayons du soleil qui  inondaient la pièce, pénétrant par les fenêtres haut placées d’un coté de la salle spacieuse.
Aldrick sourit à son ami d’enfance. “Votre Altesse ? »
Brodan eut un petit rire, « Je ne suis pas encore officiellement Roi, au moins, pas tant que je n’ai pas gagné le Tournoi. Il est tout à fait acceptable par contre, pour un Régent d’être adresse comme `Votre Altesse’.  Mais je ne te forcerai probablement pas à le dire, mais ça m’amuse de forcer Jarvus à le faire. »
 
« Et bien, `Votre Altesse’, Régent ou Roi, tu pourrais peut-être ne pas survire Jarvus. Il n’a pas changé du tout. »
Brodan éclata de rire. « Jarvus a un penchant pour l’effronterie, n’est-ce pas ? Mais il est la depuis plus longtemps que le palace même ; c’est pratiquement une institution a lui seul. Seul l’Omni-Père sait comment mon Père a fait pour le supporter pendant tous ces Étés. Personnellement, je pense qu’il a perdu un pari. »
Ils rirent tous les deux et Brodan continua : « Il peut-être irritant parfois, mais je ne fais pas attention à la plupart de ce qu’il dit. Je vois ma bienveillance comme un signe de magnanimité, si je puis le dire moi-même. »
Aldrick soupira pendant que le Régent rit à gorge déployée. Brodan à toujours montré un coté arrogant, mais parfois il était difficile de juger si sa présomption était réelle ou prétendue. Aldrick n’a jamais put savoir avec une certitude complète si Brodan était vraiment arrogant ou si  c’était simplement une affectation amenée par son statu de fils unique du Roi.
Brodan était puissant maintenant, mais il ne sera pas Roi tant qu’il n’aura pas gagné le Tournoi. Aldrick espérait sincèrement que lorsque ce jour arriverait, Brodan se calmerait et prendrait sa position à cœur, et deviendrai un Roi bon et décent, comme son Père le fut avant lui.
Comme si il lisait ses pensées, Brodan devint soudainement sérieux. « Maintenant, parle-moi de cette rixe sur la route. »
Brodan indiqua les chaises, tout prêt d’eux, et ils s’assirent. Aldrick commença a décrire les événements de la veille, et Jelénna interjetait occasionnellement quelques précisions. Quand l’émotion la gagna pendant la description de sa capture, Brodan eu des mots conciliants et arriva même à paraitre sincère.
Une fois l’histoire terminée, le Régent dit : « Adrias, tu ne dis rien. La tuerie t’aurait elle troublé ? »
Adrias secoua la tête, « pas vraiment. »
« Ah, non ? Et pourquoi pas ? »
Adrias haussa les épaules « C’était des méchants, ils méritaient de mourir. »

Aldrick interrompit. « Allons fils, personne ne mérite de mourir. C’était un malheureux incident, que j’aurais préféré éviter, si j’avais pu. » Essayant de changer de sujet, il ajouta, « Tu as faim ? »
Adrias hocha la tête avec enthousiasme, juste au moment ou les portes de la salle a manger s’ouvrirent. Jarvus entra, suivit d’une douzaine de serviteurs portant plateau après plateau de plats savoureux et de boissons fraiches. Aldrick les regardait ébahi, alors qu’ils arrangèrent rapidement tous les plats sur la table démesurée et commencèrent a remplir les verres d’eau et de sa boisson  préférée, du vin de pomme-grenâtes Asturienne.
« Qu’est-ce que tout ceci ? » demanda-t-il, les yeux fixes sur le festin qui s’amoncelait sur la table.
« A ton avis ? » rétorqua le Régent, se frottant les mains. « Allons-y ! Mangeons ! »
Des plats fumants contenaient toute une variété de viandes, allant de rôtis de porc au salé de bœuf. Il y avait deux poulets entiers rôtis, d’une belle couleur brune dorée à la peau croustillante, ce qui était une denrée chère. Il y avait aussi un plat de Poisson doré au four, nageant dans une sauce appétissante.  D’autres plateaux avaient des tas de pommes, de raisins, de cerises et d’autres fruits empilés.
De grands plats de navets, carottes, petit pois, oignons et pommes-de-terre baignés de beurre fondu, et le délicieux fumet de pain fraichement cuit embaumait la salle.
Aldrick et sa famille avait choisit de vivre une vie simple chez eux dans la ville lacustre d’Ubarra, et étaient stupéfaits de voire cette opulence si extravagante.
« Quoi ? » marmonna Brodan la bouche pleine de poulet « Allez-y ».
Aldrick essayait de tout envelopper du regard « Combien d’autres personnes attends-tu ? »
Brodan enfourna une cuillérée de petits pois dans sa bouche, mâchant a peine avant d’avaler. « Que veux-tu dire ? Nous sommes tous la, dépêchez-vous ca va être froid ! »
Adrias prit une assiette de l’un des serviteurs et commença a manger avec un grand sourire au visage. Jelénna pris son assiette et commença également, bien  que pas tout a fait avec le même enthousiasme dont faisait preuve Adrias. Aldrick savait bien qu’aucun des deux n’avait jamais vu autant de nourriture en accumulée au même endroit, moins encore sur une seule et unique table.
 
Aldrick pointa du doigt la montagne d’aliment. « Brodan, autant de nourriture pourrait alimenter la moitie des gens campes en dehors de la ville. D’après la misère que nous y avons vu, il est certain d’y avoir des gens qui ont faim la bas ! »
Toujours confus, Brodan s’interrompit sur le point de faire une énorme bouchée d’un morceau de rôti. « Aldrick, ce sont des roturiers, des paysans tous autant qu’ils sont. C’est ainsi qu’ils vivent. Ils ne sauraient faire autrement. »
Brodan prit une autre bouchée and mâcha la viande délicieuse d’un air satisfait.
Le passage d’un nuage, bloqua la lumière du soleil de fin d’après-midi qui pénétrait par les hautes fenêtres et la salle s’assombrit. Aldrick était offense mais ne pouvait contrôler les grommèlements de son estomac affame. Il prit une assiette de l’un des serviteurs, puis une bouchée de poulet.
« Nous quatre n’avons certainement pas besoin de tout ces plats, n’abuse pas de ton autorité en temps que régent. »
Brodan s’arrêta net en pleine rasade et baissa son verre, un vin rouge sombre dégoulinant de son menton pas rase. Il posa son verre sur la table. Il avait une lueur dangereuse dans ses yeux.
« Parce-que nous sommes amis depuis si longtemps, je vais ignorer ta dernière remarque Aldrick, mais je te suggèrerait d’éviter de la répéter. »
Aldrick se força a sourire, “J’apprécie l’accueil chaleureux. Je pense tout juste qu’il y a ici beaucoup plus d’aliments que nous ne puissions manger. Qu’y-a-t-il d’autre ? Un Vomitoire ?
Brodan le foudroya du regard un instant. La lumière du soleil vint inonder la salle a nouveau, et Brodan secoua la tête et sourit.
Levant son verre, comme si rien ne s’était passe, le Régent annonça : « Un toast pour au Tournoi du Roi. Que les victimes soient peu nombreuses et que le meilleur homme gagne ! » Faisant un clin d’œil a Aldrick il ajouta : « Tant que cet homme la, soit moi ! »

Levant le coude, Brodan vida le reste du vin.
Aldrick prit une gorgée de son propre verre, savourant la finesse. Extravagant ou pas, il adorait vraiment un bon vin de pomme-grenache, et il n’était pas surpris de constater que ce millésimé était particulièrement excellent.
Il décida de changer de sujet.  « Comment va mon Père ? J’espère que son conseil est toujours aussi bon que toujours. »
Brodan hocha la tête pendant qu’il mastiquait un morceau de pain encore tiède du four.
« Bien sur, » marmonna-t-il entre deux bouchées. « Ton père est mon conseiller le plus sage. Je ne le consulte pas tous les jours, bien entendu, mais je suis sur qu’il est d’une valeur considérable. »
Brodan grommela quelque chose d’autre, pendant qu’il arrachait de la viande a un os avec ses dents, qu’Aldrick ne put comprendre.
Jelénna but un peu d’eau. « J’adorerai revoir ton père, Aldrick. Adrias et moi ne l’avons pas vu depuis très longtemps. »
Aldrick était d’accord. « Je suis certain, qu’il meurt d’envie de vous revoir tous les deux également. »
« J’aurais du l’inviter à diner, » dit Brodan, paraissant se sentir presque coupable, « Je voulais, par égoïsme, et vous voulais rien que pour moi pour une fois. Je serai trop occupe à me préparer pour le tournoi après cela, et on ne passe plus beaucoup de temps ensemble. Je présume que vous allez rester au moins jusqu'au couronnement. »
Aldrick acquiesça en avalant sa salive, mal a l’aise. « Bien sur. Il faut que je sois présent, quand mon plus vieil ami devient Roi. »
Brodan sourit, un mélange de véritable amitié et d’orgueil. « Je te remercie pour ton assurance, Aldrick. Il est bon de t’avoir a mes cotes a nouveau. »
Aldrick leva la main, d’un geste apaisant, « je ne connais personne de plus qualifie que toi. »

 Brodan hochait la tête, savourant le compliment insinue.
« Tu as bien raison mon ami, il n’y a aucun noble d’Asturia qui puisse se mesurer a moi et me tenir tête. »
Aldrick s’empara d’un morceau de pain. « N’oublies pas les candidats surprises, Brodan. Même un roturier a le droit de participer au tournoi s’il est patronné par une famille noble. Ne sois pas si sur de toi-même que tu ne laisses un paysan devenir Roi. »
Brodan rit bruyamment à l’idée. «Un Roturier peut a la limite passer les épreuves physiques, mais il ne pourrait posséder le don, l’intellect et la connaissance de l’Histoire Asturienne pour réellement remporte le Tournoi. »
Aldrick but une gorgée de vin. “Ce serait rare en effet, mais pas impossible. » «
Brodan vida encore un autre verre. Il tanguait légèrement sur sa chaise et ses yeux avaient une touche vitreuse. « Ça ne se passera pas comme cela. »
« J’espère pour toi que tu aies raison » dit Aldrick. Il repoussa son assiette vide devant lui et se tourna vers sa femme. « Nous devrions allez voir mon père avant qu’il ne soit trop tard. »
Brodan leur fit signe en hochant la tête, mais ses paupières se faisaient lourdes.
Comme il ne dit rien de plus, Aldrick ajouta : « n’oublies pas de bien t’entrainer, Brodan. Le Tournoi est éreintant et extrêmement difficile. Tu auras besoin d’être au mieux de ta forme. »
Brodan rit encore.  « Ce n’est pas la peine de me le dire, j’ai entendu assez d’histoires de la part de mon père. Ne t’inquiètes pas, les Nobles sont des bouffons, et aucun d’eux n’a l’ombre d’une chance contre moi. Je pourrai les vaincre tous avec une main liée dans le dos, n’est-ce pas Jarvus ? »
Jarvus était reste silencieux dans un coin de la salle. Il s’inclina dans une révérence moqueuse et , le visage impassible, dit : « Vous n’êtes pas si dissemblable a un Dieu, votre Altesse... »
Aldrick sourit en coin, mais Brodan n’ayant pas du tout remarque l’épaisse couche de sarcasme qui engluait la réponse, hocha simplement la tête.
« Ça, je le suis, Jarvus… Ça, je le suis. »